Camarades, chers amis,

Ce 1er mai est radicalement différent de ce que nous avons toujours connu.

Le coronavirus nous contraint de le fêter autrement. Cette année, les manifestations traditionnelles du 1er mai n’ont donc pas lieu, pas plus que les rassemblements entre camarades. C’est regrettable, bien entendu, et la célébration à distance nous laisse un goût de trop peu. Mais c’est la seule façon de lutter ensemble contre le coronavirus. Le 1er mai reste quand même NOTRE fête.

Avons-nous quelque chose à fêter lors de notre ‘jour du travail’ ?

Bien sûr, le coronavirus a surtout donné lieu à de tristes et sombres spectacles, à commencer par cette longue liste de malades et de victimes.

Cependant, le virus a également fait ressortir de belles valeurs chez les gens. La solidarité, la cohésion, l’amitié, l’altruisme, la chaleur humaine... Depuis des semaines, notre devise est : « Propagez la solidarité, pas le virus ». Même si nous ne sommes pas ensemble physiquement durant cette crise, nous restons liés !

Un grand merci à tous ceux qui, durant des semaines et des mois, ont pris soin des malades, tant à domicile que dans les centres de soins et dans les hôpitaux. Tous mes respects vont également aux personnes qui, tant bien que mal, ont continué à faire fonctionner notre société. La liste des métiers visés serait trop longue, mais je pense notamment aux ouvriers de nos entreprises métallurgiques, aux chauffeurs, aux facteurs, aux caissières dans les magasins d’alimentation, etc.

Cette crise nous a ouvert les yeux. Notre société est vulnérable et seule notre sécurité sociale solide aura sauvé de nombreuses personnes d’un véritable gouffre financier. Les responsables politiques doivent donc bien comprendre que nous n’accepterons pas que la sécurité sociale soit détricotée davantage. Des situations malheureuses à l’étranger prouvent que nous avons toujours eu raison de défendre cet exemple de solidarité.

La phase de redémarrage des entreprises se profile doucement à l’horizon. Il est nécessaire que l’activité économique reprenne pour protéger notre prospérité, MAIS seulement si la santé des travailleurs n’est PAS mise en péril. À cet égard, nos délégués dans les entreprises doivent pouvoir jouer pleinement leur rôle.

Cette célébration du 1er mai nous rappelle non seulement les acquis sociaux, mais souligne également l’importance de maintenir ces acquis pour l’avenir. Nous sommes prêts à prendre nos responsabilités, y compris dans la période qui suivra cette crise, et nous sommes prêts à nous battre pour une sécurité sociale efficace, comme nous l’avons toujours fait par le passé. Notre sécurité sociale est notre cathédrale : chérissez-là, renforcez-là.

Je vous souhaite à tous un bon 1er mai, en bonne santé et en sécurité. Et n’oubliez pas : prenez soin de vous et levez-vous aussi contre le coronavirus pour notre bien-être social, notre sécurité sociale et pour la solidarité.