Le point de vue...

Le point de vue de notre organisation, exprimé dans les paroles de notre Président.

 

En entretien avec ... le Président Herwig Jorissen.

Le 29 septembre, le front commun syndical manifestera contre les deux années de politique asociale du gouvernement Michel Ier. La liste des mesures sociales ne cesse de s'allonger : fin de la semaine des 38 heures, réduction des allocations, saut d'index, recul de l'âge de la pension et baisse des allocations de pension, hausse de la TVA, hausse des factures, hyperflexibilité... La liste est longue. Deux années de gouvernement Michel Ier et il n'y a rien à fêter.

Et l'automne risque d'être tout aussi glacial :

- Il y a la réforme fiscale (la deuxième opportunité d'un tax-shift). A nouveau, il est clair que nous sommes repartis pour un tour : des cadeaux pour les grandes fortunes au détriment des familles, des isolés et des indépendants.

- Il y a les mesures dans le dossier des pensions et les débats sur le travail contraignant au sein du Comité national des pensions. Ici aussi, le gouvernement souhaite effectuer une redistribution inversée : il souhaite utiliser les économies réalisées sur les pensions minimums pour augmenter les pensions plus élevées. Le tout sous le couvert « les gens en bas de l'échelle ne tombent pas de haut »

- Le travail budgétaire débute lentement même si les partis gouvernementaux ont laissé tomber le serment d'atteindre un équilibre budgétaire d'ici 2018, du moins « si l'on prenait suffisamment de mesures structurelles ». Fermier, fais attention à tes poules car la seule mesure structurelle que le gouvernement Michel ait prise au cours des deux années écoulées, c'est de s'en prendre aux familles, aux femmes et aux isolés.

- Il y a aussi les discussions autour de la loi Peeters et de la réforme de la loi salariale de '96. Sans oublier en automne les importantes négociations pour un accord interprofessionnel. Devons-nous encore le répéter : des négociations patronnées par un gouvernement qui a fait de la « concertation trompeuse » sa seconde nature.

Et en plan de fond, les acquis sociaux mais aussi démocratiques sont écornés, remis en question ou directement menacés. Et nous n'en sommes pas encore à mi-chemin.

Il n'y a donc vraiment rien à fêter et nous le ferons clairement entendre le 29 septembre en front commun syndical. Mais il y a par contre quelque chose à défendre. Nous devons prendre nos responsabilités, (surtout) aussi à la table des négociations. Même si c'est l'endroit le plus difficile ces temps-ci. Cela ne peut se faire qu'en renforçant les rapports de force de manière conséquente. En veillant à avoir un soutien important de la part de la population et donc en collaborant avec les autres syndicats. Il n'y a pas d'autre moyen. C'est la position que la FGTB Métal va tenir au début de la nouvelle année sociale. Car nous avons encore trop à perdre (notre prospérité, nos acquis, nos entreprises, nos emplois) et nous ne pouvons pas le laisser faire.

Herwig Jorissen

Président